Festival d'Automne

Michel Guy crée en 1972, avec l'appui du président de la République Georges Pompidou, le Festival d'Automne, international et pluridisciplinaire, consacré à l'art contemporain. Commandes à des créateurs, aménagement de structures de travail, soutien à l'expérimentation, accueil des grands spectacles étrangers témoignent de l'action et reflètent les goûts d'un directeur enclin aux découvertes, et constant dans son soutien à ceux en qui il croit : d'un festival à l'autre, invitations renouvelées à Bob Wilson, Foreman, Strehler, Kantor, Stein, Grüber, Brook, Vincent, Patte, Deschamps… Par ailleurs, ce que Guy appelle des « urgences » implique le soutien à de jeunes auteurs : Novarina, Tanguy, Catherine Anne, Wladislas Znorko… L'avant-garde américaine a toujours eu la part belle dans les programmations. Le festival, qui a commencé avec quatre créations, en propose une quinzaine depuis le début des années 1980 ; en 2005, tous genres confondus (théâtre, danse, musique, arts plastiques, cinéma), il en propose 45 – 200 représentations – pour un budget de 3 460 000 euros. Les subventions de l'État s'élèvent à 1 400 000 euros, celles de la Ville de Paris à 720 000, celles de la région à 147 000 ; l'apport du mécénat, relativement stable, est de 437 500 euros. La billetterie (111 700 spectateurs) pourvoit au reste. Le festival n'a jamais disposé de lieu en propre. Il produit ou coproduit avec les théâtres de Paris et de sa banlieue qui l'accueillent, et dont le nombre s'accroît. C'est de coréalisation qu'il s'agit, pour l'invitation de spectacles déjà montés.

Guy meurt en 1990. Après un intérim assuré par Marie Collin et Joséphine Markovits, Alain Crombecque prend en 1992 la direction d'un festival qui lui est familier. Proche collaborateur de Guy qui le lui a confié pendant son passage au ministère de la Culture (1974-1976), il en assure la continuité, acquis à la même politique d'ouverture et fidèle aux objectifs essentiels. La continuité, c'est Brook, Foreman, Grüber, Novarina, Patte, Wilson, toujours les bienvenus, auxquels se mêlent les découvertes de Crombecque dans les années 1990 : le Catalan Carlès Santos, l'Iranien Abdoh, le Suisse Marthaler, l'Italien Castellucci, les Chinois Zhang Yuan et Mou Sen. Il a rendu familiers le Québécois Lepage, l'Américain Sellars. Et le Japon a été toujours très présent. Pour le théâtre, dans la période 1998-2005 on peut noter la présence de Bondy, de Julie Brochen, de Fomenko, de Zadek et de Rodrigo García.

Bibliographie sélective

Rédacteur(s)
Édition Bordas 2008

Classement

Spécialité : Institutions et lieux

Zone(s) géographique(s) :
  • France
Période(s) :
  • 20ème siècle
  • 21ème siècle
Ajouter à Mon Dictionnaire
Imprimer Partager
Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026