DIOT André
Éclairagiste français
Il a d'abord travaillé pour le cinéma et la télévision où il a été caméraman (1954) avant d'être directeur de la photo (1966). Sa venue au théâtre s'est faite en 1967 par l'intermédiaire de Sobel, alors assistant-réalisateur pour Les Soldats de Lenz (m. en sc. Chéreau), collaboration suivie jusqu'en 1984 (Le Massacre à Paris, La Dispute). Il a également travaillé dans le même temps avec d'autres metteurs en scène (Vincent, Engel dès 1970 au TNS jusqu'à Venise sauvée en 1986 ; Planchon de façon continue de 1973 à 1987 ; en Allemagne, Zadek depuis 1972, Bondy). Il a inventé à la fois un type d'éclairage, largement influencé dans son matériel (projecteurs, sources, notamment les quartz et les HMI-projecteur longue portée) et dans son esthétique par le cinéma, et une profession, digne héritière de Saveron. Sa lumière est alors une lumière d'ambiance, naturaliste, plutôt froide, unidirectionnelle, sans focalisation particulière, jouant beaucoup des contrejours. Ce naturalisme est trompeur : si la simulation de la lumière du jour semble être a priori la seule préoccupation (donner au spectateur des indications diurnes et nocturnes), il émane bien vite de ses éclairages une impression d'irréalité fantomatique qui nimbe les acteurs. Il s'en est dégagé un style largement imité et influent, un art de la pénombre. La lumière y constitue un milieu de départ indépendant du jeu et non une finition tardive chargée de souligner. Parallèlement au théâtre, il a continué à travailler pour le cinéma, l'opéra ou les variétés. Dernières réalisations au théâtre : le Tartuffe de Molière (m. en sc. Besson, 1995), Le Baladin du monde occidental de Synge (m. en sc. Engel, 1995), Le Cercle de craie caucasien de Brecht (m. en sc.Besson, 2001) et à l'opéra : Louise de Charpentier (m. en sc. Engel, 2007)
Classement
Spécialité : Deuxième moitié du 20ème siècle
- France
- Allemagne
- 20ème siècle
- 21ème siècle