AZORÍN
pseudonyme de José Martínez Ruiz
Écrivain espagnol.
Attiré tardivement par le théâtre, il fait représenter huit pièces entre 1926 et 1936. Rejetant l'esthétique naturaliste, Azorín, dans le sillage du surréalisme, veut introduire dans son théâtre la réalité du rêve, de l'imagination et de l'intelligence. D'autre part, il est attentif aux recherches du théâtre à l'étranger : Pirandello, Maeterlinck, Pitoëff, Cocteau, Meyerhold, Baty. Old Spain (1926), Brandy, mucho brandy (Du brandy, beaucoup de brandy, 1927), Comedia del arte s'efforcent avec plus ou moins de bonheur de faire se confondre fiction et réalité. Le mystère de la mort est le thème de Lo Invisible (l'Invisible, 1928). Il s'agit d'une trilogie, composée d'un prologue et de trois actes indépendants La Arañita en el espejo (l'Araignée dans le miroir) ; El Segador (le Faucheur) ; Doctor Death, de 3 à 5 . « L'obsession du destin des vivants » – l'angoisse du temps – anime l'action dramatique d'Angelita (1930), considéré comme la meilleure pièce d'Azorín. Son œuvre dramatique comprend encore : El Clamor (la Clameur, en collaboration avec Muñoz Seca, 1928) ; Cervantes o la Casa encantada (Cervantès ou la Maison hantée, 1931), La Guerrilla (1936), La Fuerza del amor (la Force de l'amour, 1901), Judit (1926) et Farsa docente (Farce didactique, 1942). Dépourvu d'intensité dramatique, le théâtre d'Azorín est surtout intéressant par son projet d'introduire en Espagne le renouvellement de la scène venu de l'étranger.
Classement
Spécialité : Europe du Sud et Amérique latine
- Espagne
- 19ème siècle
- 20ème siècle