AZORÍN
pseudonyme de José Martínez Ruiz

Monóvar, 1873 - Madrid, 1967

Écrivain espagnol.

Attiré tardivement par le théâtre, il fait représenter huit pièces entre 1926 et 1936. Rejetant l'esthétique naturaliste, Azorín, dans le sillage du surréalisme, veut introduire dans son théâtre la réalité du rêve, de l'imagination et de l'intelligence. D'autre part, il est attentif aux recherches du théâtre à l'étranger : Pirandello, Maeterlinck, Pitoëff, Cocteau, Meyerhold, Baty. Old Spain (1926), Brandy, mucho brandy (Du brandy, beaucoup de brandy, 1927), Comedia del arte s'efforcent avec plus ou moins de bonheur de faire se confondre fiction et réalité. Le mystère de la mort est le thème de Lo Invisible (l'Invisible, 1928). Il s'agit d'une trilogie, composée d'un prologue et de trois actes indépendants La Arañita en el espejo (l'Araignée dans le miroir) ; El Segador (le Faucheur) ; Doctor Death, de 3 à 5 . « L'obsession du destin des vivants » – l'angoisse du temps – anime l'action dramatique d'Angelita (1930), considéré comme la meilleure pièce d'Azorín. Son œuvre dramatique comprend encore : El Clamor (la Clameur, en collaboration avec Muñoz Seca, 1928) ; Cervantes o la Casa encantada (Cervantès ou la Maison hantée, 1931), La Guerrilla (1936), La Fuerza del amor (la Force de l'amour, 1901), Judit (1926) et Farsa docente (Farce didactique, 1942). Dépourvu d'intensité dramatique, le théâtre d'Azorín est surtout intéressant par son projet d'introduire en Espagne le renouvellement de la scène venu de l'étranger.

Rédacteur(s)
Édition Bordas 2008

Classement

Spécialité : Europe du Sud et Amérique latine

Zone(s) géographique(s) :
  • Espagne
Période(s) :
  • 19ème siècle
  • 20ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026

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