Género ínfimo
[Genre infime]

C'est le prolongement – dévoyé – du « petit genre » espagnol (género chico) : « infime » renchérit sur « petit » pris, non plus dans son sens premier et légitime de « court », mais dans celui de « mineur » ou « bas ». Les frères Alvarez Quintero sont les auteurs de la trouvaille, avec une zarzuela portant ce titre en juillet 1901. Le género chico est alors à son apogée, mais certains signes annoncent son déclin. Dans les dernières années du XIXe siècle, la faiblesse des livrets et l'introduction en Espagne des variétés incitent de nombreux théâtres à miser davantage sur la plastique – généreuse et déshabillée – des artistes que sur leurs talents dramatiques et vocaux. Entre 1900 et 1915, le genre infime recouvre tous les spectacles fondés sur des musiques à succès, réceptives aux rythmes étrangers à la mode, et sur une dose croissante de sicalipsis (d'érotisme) verbale et surtout visuelle. La formule triomphe mais précipite la dégradation du género chico et de la zarzuela et prépare le règne de la chanson de variétés.

Rédacteur(s)
Édition Bordas 2008

Classement

Spécialité : Europe du Sud et Amérique latine

Zone(s) géographique(s) :
  • Espagne
Période(s) :
  • 20ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026