SERVANDONI Giovanni Niccolo
Architecte et peintre français d'origine italienne.
Il représente, avec ses élèves ou continuateurs, de Wailly ou Jean-Louis Desprez (1748-1804), l'un des derniers exemples de ces architectes, peintres, connus pour leur pratique de décorateur et de machiniste. Servandoni étudie la peinture avec Giovanni Paolo Pannini (Plaisance 1691 - Rome 1765), frère de Giuseppe Pannini, élève des Bibiena. Il succède en 1724 à l'Académie royale de musique à Paris à Jean Berain fils, qui lui-même avait pris en 1711 la charge de son père (voir Berain). Architecte de la façade de l'église Saint-Sulpice à Paris (1732-1766) achevée en 1776 par son élève Chalgrin, Servandoni tire sa célébrité de ses activités théâtrales dès ses premières réalisations qui font l'objet d'un accueil enthousiaste (Pyrame et Thisbé, 1726 ; Proserpine, 1727). Il diffuse en France les procédés des Bibiena de vue sur l'angle, tout en usant aussi de la perspective axiale. À la suite de Phaëton de Lully (1730), il entre à l'Académie royale de peinture et de sculpture, et exposera au Salon régulièrement à partir de 1737. Travaillant d'abord dans la salle du Palais-Royal, puis dans la salle des Machines aux Tuileries dont il obtient la concession (1738-1742 et 1742-1757), travaillant aussi pour la Foire et l'Opéra-Comique, Servandoni réalise plus de soixante décors pour l'Opéra, qu'il quitte pour se spécialiser dans les féeries et autres opéras en pantomime richement décorés dont il est le maître d'œuvre (la Conquête du Mogol par Thamas Kouli-Khan, 1756). Comme bien d'autres décorateurs, il exerce aussi son art dans le domaine des fêtes princières ou royales. Sa renommée le mènera aux Pays-Bas, en Angleterre, en Pologne.
Classement
Spécialité : Institutions et lieux
- France
- Italie
- 17ème siècle
- 18ème siècle