Théâtre international de langue française
(TILF )

Fondé en 1985 par Garran et installé depuis 1993 au pavillon du Charolais dans le parc de la Villette, le TILF se propose d'accueillir toutes les manifestations théâtrales du monde francophone, de la Belgique à l'Afrique en passant par le Québec, les Caraïbes et l'océan Indien.

Selon les termes mêmes de son créateur, le TILF se doit d'être « une sorte de théâtre-bibliothèque vivant, jubilatoire, s'ouvrant à toute une littérature scénique où les couleurs, les saveurs, les démons imaginatifs, les cosmogonies lyriques, les canevas dramatiques se donnent libre cours. Ces textes, nés de plumes et de lèvres souvent éloignées de notre pays, ont cette magie rare de n'avoir pas à être traduits. Sans écran intermédiaire, ils passent de leur culture d'origine au plaisir de notre entendement. C'est notre langue renvoyée par d'autres miroirs. C'est en d'autres termes des réponses autochtones en une parole similaire ensemencée par d'autres respirations ».

Cette volonté se traduit en particulier par un ensemble de pratiques théâtrales qui favorisent la confrontation des cultures. Confrontation d'une œuvre avec un public différent de son pays d'origine : ainsi la Fille des dieux d'Abdou Anta Ka, présentée au Québec et à Paris. Mais aussi confrontation d'artistes issus de pays différents au sein d'un même spectacle.

Outre une mise en scène remarquée du texte de Tchicaya U Tam'Si, le Bal de N'Dinga, monté pour la première fois en 1987 au festival international des Francophonies de Limoges, puis repris en 1988 au théâtre de la Cartoucherie de Vincennes, le TILF a également produit Je soussigné cardiaque de Sony Labou Tansi (Chaillot, 1985) et l'Homme gris de Laberge (créé en 1986 à la maison de la culture de Bobigny). Le Théâtre international de langue française est également à l'origine du « Parloir africain et malgache » réalisé dans le cadre annuel du festival d'Avignon et on lui doit « l'Été africain », une série de manifestations théâtrales présentées à Paris en 1987. En 1990, le TILF a proposé un « Parloir maghrébin », en écho au « Parloir africain et malgache ».

Garran, en 2004, a transmis la direction du TILF à V. Barau, son administratrice.

Rédacteur(s)
Édition Bordas 2008

Classement

Spécialité : Institutions et lieux

Zone(s) géographique(s) :
  • France
Période(s) :
  • 20ème siècle
  • 21ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026