Folies

Au XIXe siècle, de nombreux théâtres se donnèrent le nom de Folies (lequel mot n'a rien à voir, à l'origine, avec « fou » mais désigne une riche maison de plaisance située dans un endroit feuillu). On peut citer ainsi :

– les Folies-Dramatiques, sises boulevard du Temple, qui, fondées en 1831, connaissent leur premier grand succès en 1834 avec le Robert Macaire de Frédérick Lemaître. On y joue surtout le vaudeville et le drame vaudeville. En 1862, logées rue de Bondy, elles se consacrent à l'opérette ;

– les Folies-Marigny, créées après 1848 par l'illusionniste Lacaze, qui abritent un temps les Bouffes-Parisiens avant de devenir le théâtre Deburau, puis le théâtre des Champs-Élysées, et de nouveau les Folies-Marigny où, jusqu'à leur destruction en 1881, sont donnés des vaudevilles et des opérettes ;

– les Folies-Mayer, établies en 1852 boulevard du Temple, où l'on pousse la chansonnette et les airs d'opéra, baptisées Folies-Concertantes sous Hervé, enfin Folies-Nouvelles en 1854. Dans ce petit théâtre se donnent alors pantomimes et opérettes dans l'esprit des anciens théâtres de la Foire ;

– les Folies-Bergère, enfin, qui prennent ce nom en 1871 et qui allaient devenir, avec le faste de leurs paillettes et de leurs revues à tableaux, un des symboles de la vie parisienne.

Rédacteur(s)
Édition Bordas, 2008

Classement

Spécialité : 19ème et début 20ème siècle

Zone(s) géographique(s) :
  • France
Période(s) :
  • 19ème siècle
Ajouter à Mon Dictionnaire
Imprimer Partager
Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
16/06/2026