Boulevards
(Théâtres des)
Du milieu du XVIIIe siècle à leur démolition en 1862, les boulevards, et en particulier le boulevard du Crime, ont abrité un grand nombre de théâtres. À côté des plus fameux : l'Ambigu-Comique, la Gaîté, la Porte-Saint-Martin, les Funambules une quantité de petits établissements, d'une existence parfois très brève, ont marqué la vie théâtrale et culturelle du XIXe siècle de leur originalité, de leur vitalité, de leur goût de l'invention.
Ainsi le théâtre des Beaujolais où se donnèrent des spectacles de marionnettes puis d'enfants et celui des Pantagoniens où paradait le père Rousseau ; les Variétés-Amusantes où Frédérick Lemaître débuta dans la peau d'un lion ; le théâtre de Mme Saqui, l'acrobate, et celui des Délassements-Comiques, deuxième du nom, où officiait la danseuse Rigolboche ; le Cirque olympique avec ses féeries et ses pantomimes équestres, où Gobert en 1830 joua Napoléon ; le Panorama dramatique et l'éphémère Théâtre historique de Dumas, enfin le Petit Lazari, le fameux P'tit Laz, cher à un public de gavroches, et qui eut longtemps un aboyeur à sa porte.
Les cafés étaient alors comme le prolongement naturel des théâtres : le café Godd et et le Cadran bleu que fréquentait la bonne société, le café Yon et son petit théâtre, l'Épi-Scié, rendez-vous des escarpes, et le célèbre cabaret de la Galiote où Fanchon la vielleuse chantait ses romances.
Bibliographie sélective
- Les théâtres des Boulevards (1789-1848) , Maurice Albert, Paris : Société française d'imprimerie et de librairie, 1902
Classement
Spécialité : Institutions et lieux
- France
- 18ème siècle
- 19ème siècle