Participation
(Engagement en)

Les sociétés de comédiens, au XVIIe et au XVIIIe siècle, fonctionnaient sous le régime de la répartition quotidienne, par part ou demi-part, entre les associés des produits de l'exploitation. Ce régime connaît une survivance à la Comédie-Française où les sociétaires, en sus de leurs appointements de base et du « feu » qu'ils reçoivent à chaque représentation qu'ils assurent, bénéficient, au prorata de leur nombre de douzièmes, de la répartition des bénéfices. En raison du montant de la subvention d'équilibre, cette notion de bénéfice est une fiction : on compte comme tel la recette qui excède la moitié de la jauge.

Les organisations syndicales d'artistes proscrivent le principe de l'engagement des acteurs en participation dans la mesure où il reporte sur les salariés les risques de l'entrepreneur de spectacles et est en contravention avec le Code du travail. Mais les contrats peuvent prévoir, au-delà du salaire minimum syndical (au cachet ou au mois), un intéressement aux résultats de l'exploitation. C'est souvent le cas pour des vedettes. Elles perpétuent ainsi une pratique courante pour les artistes en représentation, au XIXe siècle. Ainsi Rachel, à Bruxelles, en 1840, recevait par contrat la moitié de la recette après déduction d'un montant forfaitaire de 500 francs pour les frais du théâtre.

En d'autres cas, la vedette peut entrer dans la société de production du spectacle et, à ce titre, recevoir une part des bénéfices commerciaux (ou participer aux pertes).

Rédacteur(s)
Éditions Bordas, 2008

Classement

Spécialité : Technique et créateurs techniques

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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026