Feu

Sorte de gratification attribuée à un comédien, en dehors de ses appointements fixes, chaque fois qu'il joue. Le feu était d'ailleurs jadis expressément stipulé dans l'engagement ; son importance variait selon celle du comédien.

Le mot est apparu il y a un peu plus de trois cents ans : le 28 septembre 1682, les acteurs de la Comédie-Française décidèrent que chacun d'eux recevrait cinq sols pour le bois à chauffer sa loge (le feu), et deux sols six deniers pour la chandelle. On n'avait droit à ce feu que lorsque le froid commençait. De la Comédie-Française, le feu passa à d'autres théâtres (la Comédie-Italienne, l'Opéra-Comique, l'Opéra) quand ils disposaient d'une troupe fixe. Ce système de gratification lié au fait de jouer n'existe maintenant plus qu'à la Comédie-Française, seule troupe fixe à avoir survécu. Les feux, comme à l'origine, y sont moindres pour les pensionnaires que pour les sociétaires. Ils sont attribués aux comédiens en plus du salaire et des partages de bénéfice pour les sociétaires.

Rédacteur(s)
Éditions Bordas, 2008

Classement

Spécialité : Technique et créateurs techniques

Période(s) :
  • 17ème siècle
  • 18ème siècle
  • 19ème siècle
  • 20ème siècle
  • 21ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026