Argument
Court résumé de l'intrigue dans l'Antiquité, devenu au XVIIe siècle une véritable mise à plat des constituants de l'action. Il disparaît après 1640. Il semble pourtant avoir été jugé nécessaire par les dramaturges de la période 1625-1635 qui écrivaient des pièces (tragi-comédies surtout) très chargées d'événements, souvent adaptées des romans-fleuves de l'époque. L'argument, étendu sur plusieurs pages, est alors autant un complément d'information qu'un résumé. D'où les retours dans le passé très lointain des personnages ou le récit d'événements extérieurs à l'action et non mentionnés dans la pièce. Par un effet pervers, de nombreux arguments se révèlent très embrouillés et d'une lecture extrêmement difficile (voir Clitandre de Corneille).