PIXERÉCOURT René-Charles Guilbert de
Auteur dramatique français
Surnommé le « Corneille des Boulevards », qui, à la fin de la Révolution, s'est imposé comme le maître d'un nouveau genre : le mélodrame.
Après une vie aventureuse qui le mène de Nancy à Coblence puis à Paris, il connaît le succès avec Les Petits Auvergnats (1797). Suivent Victor ou l'Enfant de la forêt (1798), Rosa ou l'Hermitage du torrent (1800), enfin Coelina ou l'Enfant du mystère (1800), patron de tous les mélodrames qui, sous l'Empire, triompheront au Boulevard.
Ce théâtre visuel d'inspiration romanesque comble en trois actes l'attente d'un public élargi en jouant savamment sur les effets violents et conjugués du pathos et du spectaculaire. Les nombreuses péripéties et la richesse d'une mise en scène minutieuse (dirigée par l'auteur) servent la simplicité d'un argument moral toujours identique : la vertu persécutée puis récompensée, le crime châtié.
Qu'ils soient de tonalité historique (L'Homme à trois visages, 1801 ; Tékéli, 1803), exotique (Robinson Crusoé, 1805), qu'ils narrent un drame bourgeois (La Femme à deux maris, 1802), des aventures mouvementées (La Citerne, 1809) ou une enquête criminelle (Le Chien de Montargis, 1814), ces mélodrames (il en a écrit une soixantaine) suscitent d'extraordinaires enthousiasmes. Les derniers (Valentine, 1821 ; Latude, 1834) paraissent proches du romantisme auquel, dans les essais où il définit la poétique du genre, Pixerécourt s'est moralement et esthétiquement toujours défendu d'appartenir.
Bibliographie sélective
- Théâtre de René-Charles Guilbert de Pixerécourt , Paris : J. N. Barba, [18??]
- Le Mélodrame sur les scènes parisiennes, de «Cœlina» (1800) à «L'Auberge des Adrets» (1823) , Lille : Service de reproduction des thèses de l'université, 1974
- L'Entreprise mélodramatique , Julia Przyboś, Paris : J. Corti, 1987
Classement
Spécialité : 19ème et début 20ème siècle
- France
- 18ème siècle
- 19ème siècle