MONNIER Henri
Marie Dorval. Grandeur et misère d'une actrice romantique.
D'abord illustrateur, il « croque » les Mœurs administratives (1828), puis devient l'impitoyable observateur des Scènes populaires (1830), qu'il découpe en romans au comique mordant ; il en tire des vaudevilles et des comédies où il met en scène le bourgeois français, proche de ceux de Labiche et de Flaubert : Les Compatriotes (1849), Grandeur et décadence de M. Joseph Prudhomme (1853), Le Roman chez la portière (1855), Le Bonheur de vivre aux champs (1855), Joseph Prudhomme, chef de brigands (1860) ; il joue avec succès les rôles de ses pièces. Surtout il a créé le type immortel du bourgeois caricatural et grotesque : prétentieux, il se prend pour le centre du monde, régente tout ; inculte mais content de lui, il profère les pires énormités ; stupide, il affirme : « Le char de l'État navigue sur un volcan » ; ridicule, méprisant la littérature, il déverse avec autorité les idées les plus niaises et les plus saugrenues. Ses Scènes populaires (La Garde-malade, La Pénitence) ont été montées par Vincent en 1959.
Classement
Spécialité : 19ème et début 20ème siècle
- France
- 19ème siècle