GAUTIER Théophile
Poète, critique et auteur dramatique français.
Dès sa prime jeunesse, il s'intéresse au mouvement romantique, peinture et poésie, s'éprend du génie de Hugo, participe activement à la bataille d'Hernani, et assiste à la première vêtu d'un flamboyant pourpoint rouge garance dit le « gilet rouge ». Dans la préface de Mademoiselle de Maupin (1836), il soutient de toute la force de sa verve le romantisme. Il devient critique de théâtre d'abord dans le Monde dramatique dirigé par son ami Gérard de Nerval ; il y inaugure sa carrière de critique par un admirable article sur l'Angelo de Hugo (1835). Puis, à partir de 1837, il est attaché à la Presse d'Émile de Girardin ; cette tâche de critique il l'assumera jusqu'à la mort, dans la Presse jusqu'en 1854, puis dans le Moniteur universel, enfin, dans le Journal officiel (1869). Il est très méfiant à l'égard de la mise en scène naissante mais défend le drame romantique, Molière, Corneille ; il exècre Scribe et Delavigne, les auteurs « juste milieu » ; il n'a guère de considération pour l'opéra-comique, le vaudeville ou la comédie mondaine. En 1841 et 1843, il écrit l'argument de deux ballets appelés à un grand avenir, Giselle et la Péri, écrits pour plaire à son idole la danseuse Carlotta Grisi ; il fait lui-même quelques vaudevilles, des comédies dont la meilleure est Pierrot posthume (1847) ; une intéressante comédie inachevée : L'amour souffle où il veut.
Bibliographie sélective
- Théophile Gautier. [Signé : Théophile Gautier.] , Paris : A. Marc, 1867
Classement
Spécialité : 19ème et début 20ème siècle
- France
- 19ème siècle