GARCÍA Víctor

Tucumán, 1934 - Paris, 1982

Metteur en scène argentin qui fit une grande partie de sa carrière en France et en Europe et dont les montages s'inspirent des postulats artaudiens.

Il fait des études de médecine à Tucumán et à Buenos Aires et en même temps il découvre le théâtre. Il arrive à Paris en 1962 où il entre à l'université du Théâtre des Nations, qui vient d'être créée. Avec l'Atelier de langue espagnole, il met en scène des pièces brèves de Valle-Inclán et García Lorca, qui obtiennent plusieurs prix. Il obtient sa véritable consécration avec le Cimetière des voitures d'Arrabal (1966), représentée dans le hangar de la Foire gastronomique internationale de Dijon (palais des Congrès). Cette mise en scène surprit par l'audacieuse utilisation de l'espace qui enrichissait le texte d'Arrabal (reprise au théâtre des Arts, Paris, 1967). Depuis, commence pour García une période de grandes réalisations en Espagne, au Portugal, au Brésil et en Grande-Bretagne. Les trois pièces qu'il met en scène avec la compagnie d'Espert ont un retentissement international : les Bonnes de Genet (1969), Yerma de García Lorca (1971) et Divines Paroles (Divinas palabras) de Valle-Inclán (1975). Ses dernières mises en scène en France sont Gilgamesh (Théâtre national de Chaillot, 1979) et Calderón (Théâtre national de Chaillot, 1981), qui montrent une fois encore son goût pour la construction d'un espace spécifique pour chaque spectacle. Parmi les metteurs en scène d'origine latino-américaine, García est, avec Lavelli, celui qui a le plus marqué l'évolution de la mise en scène en France.

Bibliographie sélective

Rédacteur(s)
Édition Bordas 2008

Classement

Spécialité : Europe du Sud et Amérique latine

Zone(s) géographique(s) :
  • Argentine
Période(s) :
  • 20ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026