BOURSEILLER Antoine

(Paris 1930)

Metteur en scène, auteur, comédien et directeur de théâtre français.

Après un passage au TNP comme élève-comédien, il remporte, en 1960, le prix du concours des Jeunes Compagnies, ce qui lui permet de prendre la direction du Studio des Champs-Élysées jusqu'en 1965. En 1965 et 1966, il dirige le théâtre de Poche, puis, de 1966 à 1975, le Centre dramatique national du Sud-Est ; de 1975 à 1978, il est à la tête du théâtre Récamier ; de 1980 à 1982, du théâtre d'Orléans, de 1982 à 1996, de l'Opéra-Théâtre de Lorraine à Nancy et, de 2002 à 2005, du théâtre de Tarascon. Jusqu'en 1980, il convient d'associer à sa carrière la comédienne Chantal Darget, morte en 1988. À côté de créations d'auteurs contemporains, parmi lesquels on peut citer Billetdoux (Va donc chez Törpe , 1961, Silence, l'arbre remue encore , 1967), Le Roi* Jones ( le Métro fantôme , 1965), Audureau ( À Memphis, il y a un homme d'une force prodigieuse , 1966), Adrien ( la Baye , 1967), MacClure( Jean Harlow contre Billy the Kid, 1974), Bourseiller propose des œuvres classiques méconnues : la Marianne de Tristan* L'Hermite (1958), la Mort d'Agrippine de Cyrano* de Bergerac (1960), Rodogune de Corneille (1963), Axël de Villiers* de L'Isle-Adam(1963), la Tour de Hofmannsthal (1977), ainsi que des textes dont il est l'auteur : Foudroyé (1963), Oh ! America (1971), Onirocri (1973), celui-ci étant l'un des premiers spectacles musicaux créés dans la cour du palais des Papes au Festival* d'Avignon. Il semble que ces formes non conventionnelles du spectacle soient particulièrement bien adaptées à Bourseiller, lui-même ressourcé par l'Amérique au moment de l'effervescence des années soixante-dix. Et ce n'est pas un hasard si, en 1980, il abandonne le théâtre dramatique pour prendre un deuxième souffle dans la mise en scène lyrique. Avec Wozzeck d'Alban Berg (1981), Boulevard Solitude de Henze(1984), qui a reçu le prix du meilleur spectacle de province attribué par le Syndicat national de la critique, la Cantate d'Octobre de Prokofiev(1985), Lady Macbeth de Chostakovitch (1989), Billy Bud (1993) et Phaedra (1997) de Britten, il est de ceux qui comptent dans l'entreprise de renouvellement d'un genre figé. Soixante-quatre opéras ont été montés sous sa direction dont douze créations.

Après 1996 il revient au théâtre parlé, sous forme de lectures. Il avait été comédien dans le Vicaire deHochhuth* en 1962 et il le sera en 2002 dans Festen d'après le scénario de Rukov et Vintenberg. Au début des années 2000, Bourseiller est revenu à la mise en scène en montant notamment, en création mondiale, le Bagne (2005) deGenet*, dont il avait déjà monté le Balcon en 1969, une adaptation remarquée de l'Idiot (2006), Hamlet/Lorenzo et Pas de prison pour le vent d'Alain Foix en 2007.

Rédacteur(s)

Classement

Spécialité : Deuxième moitié du 20ème siècle

Zone(s) géographique(s) :
  • France
Période(s) :
  • 20ème siècle
  • 21ème siècle
Ajouter à Mon Dictionnaire
Imprimer Partager
Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
11/02/2026

Pour aller plus loin

recherche.artcena.fr
Antoine Bourseiller