BENOIT Jean-Louis
Acteur, auteur, directeur de théâtre et metteur en scène français ; scénariste et réalisateur de cinéma et de télévision.
Il aura été une des figures marquantes du Théâtre de l'Aquarium dont, après le départ de Nichet (1986), puis de Bezace (1997), il restera le dernier directeur jusqu'en 2002.
Dès le lycée, il pratique le théâtre en amateur. Puis, abandonnant des études de droit, il monte à Paris pour suivre des cours de théâtre (Balachova, Rouleau). En 1967, il décroche son premier contrat professionnel. En 1970, il est l'un des cofondateurs de la troupe professionnelle du Théâtre de l'Aquarium, dont il devient très vite un des leaders. En 2002, il prend la succession de Gildas Bourdet à la direction du Théâtre de La Criée-CDN, à Marseille.
À l'Aquarium, en tant qu'acteur, il participe à toutes les « créations collectives » sous la direction de Nichet, faisant preuve d'une grande inventivité dans les improvisations et d'un réel talent comique dans le jeu. À partir de Pépé en 1979, il met en scène lui-même, soit des montages : Un conseil de classe très ordinaire (1981), les Vœux du président (1992), soit ses propres textes : les Incurables (1985), le Procès de Jeanne d'Arc, Veuve de Mao Tsé Toung (1987), Louis (1989), Une nuit à l'Élysée (1998), qui sont des satires sociales ou politiques.
Il réalise aussi plusieurs mises en scène à la Comédie-Française : le Bourgeois gentilhomme (2000), les Fourberies de Scapin (1997), avec Philippe Torreton et Podalydès, la plus réussie par son invention foisonnante et son mélange de farce et de gravité, le Révizor de Gogol, le Menteur de Corneille (avec Podalydès, 2003). Invité au Festival d'Avignon, il y met en scène Henri V de Shakespeare (Cour d'honneur, 1999) et la Trilogie de la villégiature de Goldoni (Cloître des Carmes, 2002).
Avec une prédilection pour le comique burlesque et la théâtralité – les objets, chez lui, sont souvent dotés d'une vie autonome –, Benoit veut faire un théâtre généreux, ouvert sur le monde qu'il peut aider à comprendre, un théâtre qui soit, pour ceux qui le font comme pour les spectateurs, une source de plaisir et d'énergie.
Classement
Spécialité : Deuxième moitié du 20ème siècle
- France
- 20ème siècle
- 21ème siècle