Zâr
Rituel théâtralisé répandu dans les milieux populaires de l'Égypte, du Soudan, de l'Éthiopie, du sud de l'Irak et des Émirats du Golfe, le zâr, syncrétisme de l'animisme africain et de l'islam, permet, par la transe de possession, l'accès à des thérapies endogènes efficaces.
Le zâr est une dramatisation codée, soutenue par des règles précises et des pratiques définies (musiques, chants, danses, interventions verbales, prophétisations, possessions, costumes, accessoires, mise en scène). Il présente à un public actif la personnalisation des djinn ou zâr (génies du monde inférieur) qui « chevauchent », au cours de fêtes du calendrier lunaire ou de séances spéciales, un des spectateurs, dans un état de perturbation. Celui-ci se métamorphose complètement et entre dans un rôle où la gestuelle caractéristique du génie se mêle à des paroles improvisées. Le rituel, conduit généralement par une prêtresse, la cheikha, se déroule à la nuit tombée, dans sa maison ou sous une tente décorée.
Fête secrète et fonctionnelle, le zâr s'inscrit dans une convivialité d'autant plus forte que dans certains pays il est tout juste toléré. Pendant plusieurs siècles, il a représenté un exutoire mais aussi la seule forme de théâtre (à côté de celui des conteurs), avant l'introduction de la dramaturgie de type occidental.
Classement
Spécialité : Maghreb et Moyen-Orient
- Égypte
- Soudan
- Éthiopie
- Émirats arabes unis
- Irak
- Bahrein
- Qatar
- Oman
- Arabie Saoudite
- Koweït