Jeune théâtre national
Association régie par la loi de 1901, subventionnée par le ministère de la Culture, créée en 1971 à l'initiative de Pierre-Aimé Touchard. Sa mission est de faciliter l'entrée dans la vie professionnelle de jeunes comédiens sortant du Conservatoire national supérieur d'art dramatique puis, à partir de 1975, également des comédiens, décorateurs et régisseurs sortant de l'École du TNS [voir Écoles de théâtre].
La formule montre vite les limites de ce qui n'est, en fait, qu'une troupe de 12 à 16 jeunes artistes. En 1983, Abirached et Rosner réforment les statuts. Le directeur doit être un administrateur non un metteur en scène : depuis 2000,Marc Sussi assure la direction du JTN, succédant à Loïc Volard (1971-1975), à Josyane Horville (1975 à 1981, puis de 1993 à 2000), à Patrick Guinand (1981-1983) et à Denise Leclerc (1983-1993). La subvention (5,5 millions de francs en 1997) couvre les salaires des artistes engagés, avec un contrat de trois mois pour un minimum de 30 représentations. Ils sont 145 en 1997, 90 d'entre eux ont bénéficié d'un engagement dans une trentaine de structures.
Les demandeurs présentent leurs projets au directeur. S'ils sont acceptés, leur sélection s'opère au cours de trois rencontres-auditions. Au siège du JTN, les jeunes artistes élaborent entre eux des spectacles de leur choix appelés « maquettes », qu'ils présentent trois fois à un public de professionnels, qui viennent nombreux. Il peut y avoir une suite : ainsi, Trézène Mélodies , m. en sc. et musique de Cécile Garcia-Vogel, a fait carrière, de même que la Cagnotte de Labiche* ( Julie Brochen, 1994), Pylade de Pasolini* ( Nordey*, 1994), le Soulier de satin de Claudel* ( Py*, 2003), les Paravents de Genet* ( Jean-Bptiste Sastre, 2004) et Anéantis de Kane* ( Daniel Jeanneteau, 2005). Toute initiative des artistes est encouragée. L'action tout particulièrement dynamique de Horvillea fait du JTN le vivier du jeune théâtre.
Classement
Spécialité : Institutions et lieux