Femmes
dans l'institution théâtrale
Si les élèves dans les cours et les conservatoires de théâtre sont majoritairement des femmes, les rôles à tenir dans les pièces sont essentiellement masculins. Disparité et déséquilibre qui se retrouvent à tous les échelons de la vie théâtrale ; encore que les choses soient en passe d'évoluer, de façon plus symbolique que réelle, il est vrai, si l'on prend en compte la nomination de Muriel Mayette à la tête de la Comédie-Française et d'Hélène Archambault à la codirection du Festival d'Avignon. Selon un rapport établi par le ministère de la Culture, 92 % des théâtres subventionnés sont dirigés par des hommes et, sur les 30 centres dramatiques nationaux, on ne compte que 3 directrices ; et il y a 14 femmes à la tête des Scènes nationales sur un total de 70 (en 2006). Hors de l'institution, le rapport est plus favorable aux femmes : les 2/3 des unités de production sont dirigées par des femmes, ainsi que le quart des théâtres privés. D'autre part, les « metteuses » en scène (le terme est en passe d'entrer dans la langue) sont de plus en plus nombreuses, et pas seulement dans les jeunes compagnies : leur visibilité ne peut aller qu'en s'accentuant. En 2006, Sandrine Anglade, Bérangère Jannelle, Anne Théron, Christine Letailleur, Mélanie Leray ou Célia Pauthe, parmi bien d'autres, se sont fait remarquer par des spectacles d'une grande richesse.
Classement
Spécialité : Institutions et lieux
- France
- 20ème siècle
- 21ème siècle