Dédit

Indemnité ayant le caractère de dommages et intérêts mise à la charge de celle des parties qui prend l'initiative de rompre un contrat. Le dédit peut être conventionnel et être fixé par une clause du contrat lui-même. À défaut, il le sera judiciairement. Une clause de dédit figurait dans les actes d'associations de comédiens au XVIIe et au XVIIIe siècle. Elle garantissait la société contre l'instabilité de ses membres. Le montant du dédit était relativement élevé : 500 à 1 000 livres ; il était fixé à 3 000 livres dans le contrat d'association de l'Illustre-Théâtre signé le 30 juin 1643. Cette disposition avait plutôt une valeur dissuasive car il était à peu près impossible de recouvrer de telles sommes auprès de comédiens toujours impécunieux. Elle figurait toujours dans les contrats d'engagement d'acteurs au XIXe siècle. Le dédit atteignait 20 000 à 40 000 francs ; 100 000 francs à la Comédie-Française. C'est ce que furent condamnées à payer aussi bien Mme Plessy en 1846 que Sarah Bernhardt en 1880. « Il est des comédiens dont le public paierait bien volontiers le dédit pour en être débarrassé » (Dictionnaire théâtral de F.A. Harel, 1824).

Rédacteur(s)
Éditions Bordas, 2008

Classement

Spécialité : Technique et créateurs techniques

Zone(s) géographique(s) :
  • France
Période(s) :
  • 17ème siècle
  • 18ème siècle
  • 19ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026