Compagnies joyeuses
Dans la plupart des villes médiévales, c'est par les compagnies joyeuses que passe l'organisation des fêtes carnavalesques et des spectacles théâtraux qui s'y rattachent.
Au XIIIe siècle, il s'agit avant tout de « royaumes de jeunesse », qui rassemblent les jeunes hommes non mariés. Hors normes (les jeunes gens ne dépendent plus d'une famille, mais n'en ont pas encore créé une), ils jouent le rôle moteur dans la période hors normes qu'est le carnaval. Mais plus les villes organisent le carnaval et plus les compagnies joyeuses s'ouvrent aux hommes mariés et aux notables. Dès la fin du XIVe siècle, elles font référence, non plus à la jeunesse, mais à la folie (confréries de fols, prince des Sots, Mère-Folle). Tantôt, de multiples sociétés joyeuses coexistent dans la ville, tantôt, une seule compagnie, très hiérarchisée, et qui peut compter jusqu'à six mille membres, rayonne sur la ville entière. Parmi les compagnies joyeuses les plus importantes, on peut citer : à Paris, les Enfants-sans-souci ; à Dijon, la Mère-Folle (ou Infanterie Dijonnaise) ; à Rouen, les Conards.
Classement
Spécialité : Antiquité - 16ème siècle
- France
- Moyen âge