MOLANDER Olof

Stockholm, 1892 - 1966

Comédien et metteur en scène suédois.

Ce grand homme de théâtre s'est surtout signalé par le zèle, l'esprit de persévérance et de fidélité qu'il a déployés pour mettre en scène la quasi-totalité du répertoire strindbergien.

Son père, Harald Molander, metteur en scène lui aussi, avait déjà servi Strindberg du vivant de celui-ci. Attaché au Théâtre-Royal dès 1914 comme comédien, Olof Molander y restera fidèle jusqu'en 1963, mais, dès 1919, il s'illustre comme metteur en scène d'abord au service d'œuvres étrangères (Shakespeare, Gozzi). Il s'attache vite à mieux faire connaître toute l'œuvre dramatique de Strindberg. Il tient à l'intégrer dans le paysage de Stockholm et dans l'histoire de son pays et met l'accent sur l'aspect autobiographique de l'œuvre. Il se garde toutefois de trop insister, il tient à « dématérialiser » ce théâtre (surtout dans la seconde partie de l'œuvre) selon le précepte du maître. Très pieux lui-même, Molander salue en Strindberg un génie religieux dont il veut mettre en lumière toutes les intentions. Sa mise en scène du Songe (1935) fait époque. De même celle de la première partie du Chemin de Damas (1937). De 1937 encore date La Saga des Folkungar, drame historique mais aussi mystique à bien des égards. Molander revient sur Le Chemin de Damas (la seconde partie, 1944). Il s'attaque aussi au Théâtre-Intime (La Sonate des spectres, 1942). En 1949, lorsqu'on célèbre le centième anniversaire de la naissance de Strindberg, il fait jouer le dernier épisode de la vie et de l'œuvre, La Grand'route. La boucle est bouclée. Il a également popularisé l'œuvre du maître par la radio et le cinéma. À l'instar de Strindberg, Molander s'est aussi soucié de défendre et de faire aimer le théâtre en plein air.

Rédacteur(s)
Éditions Bordas, 2008

Classement

Spécialité : Europe du Nord

Zone(s) géographique(s) :
  • Suède
Période(s) :
  • 20ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026