MEILHAC Henri
Auteurs dramatiques et librettistes français.
Il a, sous le second Empire, avec Offenbachet Hortense Schneider, porté l'opérette à sa forme la plus achevée.
Ayant chacun écrit de son côté, puis ensemble, quelques comédies et un opéra bouffe : Le Brésilien (1863), ils reprennent, avec La Belle Hélène (1864), La recette d'Orphée aux enfers (1858) qui élevait l'outrance et l'extravagance au niveau d'un art. La pièce, emportée par la folle gaieté de la musique, dans un climat sensuel et enjoué, tourne en dérision les hiérarchies et les valeurs établies. Par un glissement naturel, les deux librettistes offrent alors à la société élégante son propre miroir avec La Vie parisienne (1866) qui caricature en scènes bouffonnes et en refrains canailles la ploutocratie de l'Empire. Cette satire pétillante s'élargit à l'armée avec La Grande-Duchesse de Gerolstein joué en 1867, année de l'Exposition universelle qui favorise et amplifie les succès du genre.
Tout en continuant à exploiter cette veine avec Offenbach dans La Périchole (1868), Le Château à Toto (1868), puis avec Lecocq : Le Petit Duc (1878), ils écrivent Froufrou (1869), poignante comédie sentimentale, et des vaudevilles cocasses comme Tricoche et Cacolet (1871). On leur doit en outre le livret de Carmen (1875).
Bibliographie sélective
- Cahiers de la Compagnie Madeleine Renaud-Jean-Louis Barrault , Paris : R. JulliardParis : Gallimard, 1953-1988
Classement
Spécialité : 19ème et début 20ème siècle
- France
- 19ème siècle