MALLARMÉ Stéphane

Paris, 1842 - Valvins, Seine-et-Marne, 1898

Poète français.

Il poursuivit une modeste carrière de professeur d'anglais dans des lycées de Tournon, Besançon, Avignon et Paris. Par la densité de son œuvre poétique et la hardiesse qu'implique dans sa pensée la notion même de poésie, il domine le mouvement symboliste. Le théâtre n'a jamais été absent de ses préoccupations. Ses deux principaux poèmes, Hérodiade et L'Après-midi d'un faune, ont d'abord été conçus et partiellement rédigés sous forme dramatique. Des parades foraines trouvent une place dans ses poèmes en prose. Il accepte parfois, notamment en 1886 et 1887 pour la Revue indépendante, de se faire critique de théâtre. Ses articles, considérablement retravaillés, figureront dans ses œuvres ultérieures. Il juge avec indulgence la médiocre production théâtrale contemporaine et tente d'en tirer des leçons esthétiques. Il médite sur le personnage d'Hamlet, sur la signification de la danse, sur Wagner , dont, l'un des premiers, il salue la grandeur, tout en regrettant que le compositeur n'ait pas donné à la poésie la place centrale qui devrait être la sienne. Il a, vers la fin de sa vie, exploré la voie difficile qui mène de la cérémonie religieuse au théâtre métaphysique. Le Livre auquel aboutit Le monde est aussi un théâtre. Abolissant le hasard, il désigne une atmosphère raréfiée qu'on eût pu, déjà, dire interstellaire, d'autant que la constellation est une des images fondamentales de Mallarmé.

Bibliographie sélective

Rédacteur(s)
Édition Bordas, 2008

Classement

Spécialité : 19ème et début 20ème siècle

Zone(s) géographique(s) :
  • France
Période(s) :
  • 19ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
16/06/2026

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Stéphane Mallarmé