LÉGER Fernand
Peintre français
Léger occupe une place unique dans l'art français du XXe siècle. Proche, par certains aspects, des grands cubistes, il en diffère par des préoccupations plastiques personnelles et reste fidèle au sujet narratif. Sa peinture glorifie la civilisation mécanique ainsi que le monde ouvrier. Aussi, pour les ballets, rêve-t-il d'une chorégraphie mécanique qui fasse « agir les objets » et reporte sur toute la scène, et non sur les seuls danseurs, l'intérêt du spectacle. Pour Skating Rink d'Honegger (chorégraphie de Börlin, Ballets suédois, théâtre des Champs-Élysées, 1922), il cherche à « obtenir la plus grande intensité scénique uniquement par la technique des tons purs appliqués à plat ». L'éclairage et la danse paraissent animer les formes géométriques de la toile de fond. Il va plus loin dans La Création du monde (chorégraphie de Börlin, Ballets suédois, 1923). Cendrars, Milhaud et lui s'inspirent des statues nègres et des danses d'Afrique. On assiste « sous l'égide de trois dieux nègres de huit mètres de hauteur à la naissance des hommes, des plantes et des animaux ». La scène est animée d'un mouvement continu par déplacement de décors mobiles et de danseurs cachés derrière leurs costumes. Ballet qui fut un jalon essentiel dans l'évolution des arts cinétiques.
Bibliographie sélective
- Fonctions de la peinture , Fernand Léger, Paris : Gonthier, 1965
Classement
Spécialité : 19ème et début 20ème siècle
- France
- Suède
- 20ème siècle