GRILLPARZER Franz
Romancier, poète et auteur dramatique autrichien.
Il est le représentant d'un théâtre classique dans le sens de Goethe.
Fils d'avocat, après des études en droit, il devient dès 1813 fonctionnaire et travaille de 1832 jusqu'à sa retraite aux Archives d'État de la monarchie austro-hongroise à Vienne, situation qui lui parut toujours humiliante. De 1818 à 1823, il est premier dramaturge du Burgtheater à la suite du succès de la Ahnfrau (l'Aïeule), en 1817. Suit en 1818 Sappho, tragédie « classiciste » selon le modèle goethéen. Après la poésie grecque c'est la mythologie qui le fascine : Das goldene Vlies (la Toison d'or), traité sous forme de trilogie (l'Hôte, les Argonautes, Médée) ; la première en 1821 n'eut de succès, ni de presse ni de public.
En 1823, Grillparzer écrit König Ottokars Glück und Ende (la Fortune et la fin du roi Ottokar) qui, après de graves difficultés avec la censure, n'apparaît qu'en 1825 sur la scène du Burgtheater ; elle devient la grande pièce nationale autrichienne. Elle a été choisie à cause de son thème patriotique, en 1955, pour la réouverture du Burgtheater, reconstruit après les dégâts de la Seconde Guerre mondiale.
Autres tragédies : Des Meeres und der Liebe Wellen (les Ondes de la mer et de l'amour), histoire de Héro et Léandre (Burgheater, 1831) ; Libussa, histoire de la fabuleuse princesse bohémienne (Burgtheater, 1874). Grillparzer écrivit une seule comédie : Weh dem, der lügt (Malheur au menteur !), qui fut un échec total en 1838. Par la suite, Grillparzer se retira du théâtre. Le festival Grillparzer de Forchtenstein, fondé en 1959, n'existe plus. En 1991, reprises de ses pièces en raison du bicentenaire de la naissance de l'auteur.
Bibliographie sélective
- Grillparzers dramatischer Stil , Joachim Kaiser, München : C. Hanser, [cop. 1961]
- Franz Grillparzer oder das abgründige Biedermeier. [Herausgeber: Wolfgang Kraus, Reinhard Urbach, Hans Weigel.] , Wien, München, Zürich, F. Molden, 1972
Classement
Spécialité : Europe du Nord
- Autriche
- 18ème siècle
- 19ème siècle