GOTTSCHED Johann Christoph

Königsberg, 1700 - Leipzig, 1766

Philosophe et critique allemand.

Il est considéré comme le principal théoricien de la littérature allemande depuis Opitz.

Fils d'un pasteur, il étudie la théologie et la philosophie à Königsberg. Menacé, en raison de sa grande taille, d'être incorporé de force dans le régiment des gardes du roi de Prusse, il part en 1724 pour Leipzig, où il élabore un vaste programme de renouvellement des lettres allemandes, comportant une réforme du théâtre. Animé d'un profond zèle patriotique, mais dépourvu de nationalisme culturel, il veut mettre fin à l'anarchie de la scène en imposant la tragédie et la comédie régulières sur le modèle français (Essai de poétique critique à l'intention des Allemands, 1730). Il a donné dans la Mort de Caton (1732) une illustration de sa théorie de la tragédie. Rationaliste systématique, il considère la littérature comme le véhicule d'un enseignement moral et entreprend d'en expulser l'imaginaire, le merveilleux et la fiction. Son activité après 1740 consistera principalement en un effort de constitution d'un répertoire par la publication de recueils de pièces, la plupart étrangères (Corneille, Racine, Molière, Holberg). Pour la postérité, il restera surtout le symbole de la volonté de rupture par rapport au comique populaire au théâtre. Les critiques formulées par Lessing, qui le ridiculise dans une de ses Lettres sur la littérature moderne, contribueront à fixer de lui une image négative, que certaines interprétations récentes tentent de redresser.

Bibliographie sélective

Rédacteur(s)
Édition Bordas 2008

Classement

Spécialité : Europe du Nord

Zone(s) géographique(s) :
  • Allemagne
Période(s) :
  • 18ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026