Gradateur
[ou circuit de]
Dans la chaîne de la lumière, le gradateur est un élément intermédiaire essentiel, distinct et relié au pupitre de commande, permettant la variation lumineuse. Les premiers essais d'une véritable gradation maîtrisée remontent à 1820 au théâtre de l'Odéon avec le gaz, donnant naissance à un jeu de tuyauteries regroupées en circuits, et de robinets d'alimentation réglables nommé, étant donné sa ressemblance à un buffet d'orgues, le jeu d'orgues. L'électricité et les lampes à incandescence conduisirent à la fin du XIXe siècle aux gradateurs à rhéostat qui composaient d'imposantes consoles. En 1959, l'apparition du gradateur à thyristors amène une révolution considérable en réduisant fortement l'encombrement et en multipliant les capacités de contrôle et de télécommande. Alimenté à la source (raccordement sur bornier) par un câblage triphasé 220/380 volts ou autre, il redistribue le courant électrique en le sériant par des circuits ou des sorties distinctes formées par des baies de fichage (ou patch), où la liaison numérique par multiplexage tend à remplacer la liaison analogique, variant par leur intensité (ampérage). Ils se présentent sous forme d'armoires fixes et compactes (tiroir gradateur enfichable) ou d'unités de blocs de puissance, de racksmodulaires, amovibles ou encastrables. Les gradateurs à commande analogique ou numérique peuvent être regroupés dans un local gradateur ou répartis en plusieurs points en flight-case (mobilier de protection, prévu pour la tournée) ou éclatés auprès des projecteurs. Par l'intelligence informatique, le gradateur numérique permet non seulement une réalisation artistique modulée, mais surtout un contrôle technique permanent avec détection des pannes sur toute la chaîne d'appareillage.
Classement
Spécialité : Technique et créateurs techniques