Candelaria
Teatro de la

Compagnie colombienne, fondée par un groupe d'artistes et d'intellectuels à Bogotá en 1966 dans un hangar aménagé baptisé « Casa de la cultura ». À partir de 1968, elle fonctionne dans un bâtiment colonial, situé dans le quartier La Candelaria, au centre de la capitale. Son influence rayonne sur la vie culturelle de tout le pays.

Au début, le répertoire est surtout composé par des pièces d'auteurs européens (Gelber*, Weiss*, Shakespeare*, Gombrowicz*, Pirandello*, Tchekhov*, Valle-Inclán*, Albee*, Synge*, Wesker*, Jarry*, Brecht*, Arrabal*, Maïakovski*, Kateb Yacine*, Strindberg*, Eschyle*) et de quelques auteurs latino-américains (C. J. Reyes, J. Blanco, Buenaventura). À partir de 1971, année où Santiago García(né en 1928, architecte ayant fait des études théâtrales en Europe et aux États-Unis) en assume la direction, commence une période où prédominent les spectacles de création collective (celle-ci faisant l'objet d'une véritable méthode) : Nosotros los comunes ( Nous les gens du commun , 1972), pièce sur la rébellion de 1871 coordonnée par José Antonio Galán; Guadalupe años sin cuenta ( Guadeloupe années cinquante , 1975) sur la période critique de violence et de la lutte de guérillas ; Los diez días que estremecieron al mundo ( les Dix Jours qui ébranlèrent le monde , 1978). Ces dernières pièces reçurent le prix Casa de las Américas, respectivement en 1976 et 1978. Dans les années 1980 se manifeste au sein de la troupe un retour au théâtre d'auteur, mais toujours dans la lignée du théâtre engagé. D'abord la mise en scène de pièces étrangères : Vie et mort sévérine (1974) du brésilien Joâo Cabral de Melo Netoet Histoire du soldat (1979) de Ramuz-Stravinsky, adaptées à la méthode de travail de la troupe. Ensuite vient le tour des textes écrits par des membres de La Candelaria : Diálogo del rebusque ( Dialogue du filou , 1981), Corre, corre, Carigüeta ( Cours, cours, Carigüeta , 1985), Maravilla Estar (1989) et La trifulca ( la Bagarre , 1991) de Santiago García, les deux premiers inspirés respectivement de El Buscón de Quevedo et de la Mort d'Atahualpa  ; La Tras-Escena (1984) de Fernando Peñuelaet El viento y la ceniza ( le Vent et la Cendre , 1985) de Patricia Ariza. El Paso ( le Passage , 1988) marque le retour à la création collective, suivi de En la raya (1994), Don Quijote (1999), De Caos & Deca Caos ( De Chaos & Déca Chaos ) et Nayra (2005).

L'activité permanente de La Candelaria depuis déjà quarante ans, couronnée de plusieurs prix et ouverte à tous les arts – avec une école de théâtre née en 1973 – n'est interrompue que par des tournées plus ou moins longues dans de nombreux pays américains et européens et par la participation aux festivals internationaux les plus prestigieux.

Rédacteur(s)

Classement

Spécialité : Europe du Sud et Amérique latine

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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026