Byzantin
(Le théâtre)

Après la chute de l'Empire romain on ne sait plus grand-chose des activités théâtrales à Constantinople, si ce n'est la mention qu'en font les Pères de l'Église comme saint Jean Chrysostome, patriarche de la cité. En plus des hippodromes et des cirques on compte quatre théâtres à Constantinople et des villes comme Antioche, Alexandrie, Brytos, Gaza, Césarée possèdent chacune leur théâtre. Joannes Lydus ( VIe siècle) rapporte que les fables de type romain sont toujours jouées et, bien que ne possédant aucun texte à l'appui, on sait que le mime, la pantomime et la tragédie ont survécu. Le mime a subsisté jusqu'à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453. Ses thèmes vont de la bouffonnerie à la satire sociale. Louidprand de Crémone (Xe siècle) relate à Constantinople un spectacle avec danseurs, et acrobates, suivi d'une pantomime jouée par des acteurs masqués. Quant au théâtre religieux, La Piana lui donne le nom d'« homélie dramatique » et Proclos pense qu'on monte toute la pièce à partir d'une idée tirée d'un sermon. Les panégyriques des grandes fêtes liturgiques en sont une forme choisie. Les sources de ce théâtre sont les apocryphes, la sogitha syrienne et le mime. Le manuscrit d'une Passion en grec du XIIIe siècle conservé au Vatican soulève la question de savoir si la Passion orientale a influencé l'occidentale ou vice-versa. Il semble bien que l'homélie byzantine ait influencé les pièces religieuses du Moyen Âge européen.

Bibliographie sélective

Rédacteur(s)

Classement

Spécialité : Antiquité - 16ème siècle

Période(s) :
  • Moyen âge
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
25/05/2026