Applaudissements
La qualité d'un spectacle et du jeu des acteurs provoque habituellement les applaudissements du public. Signes d'approbation, d'admiration ou d'enthousiasme (ou simple réaction spasmodique de relâchement après la tension du spectacle !), les applaudissements étaient rigoureusement codifiés dans l'Antiquité. À Rome, les acclamations étaient monnaie courante ; la satisfaction du public se trouva orchestrée par Auguste : un musicien donnait le ton, et le peuple, formant deux chœurs, répétait alternativement la formule vadete et applaudite ! Lancée par le dernier acteur occupant la scène, cette formule ôtait aux louanges de leur spontanéité et donc de leur sincérité. Avec Néron naquit la claque, dont l'art d'applaudir marqua les pratiques théâtrales du XVIIIe siècle à nos jours. La question de la plus ou moins grande sincérité des applaudissements ne pouvait que tourmenter les artistes romantiques. En interdisant les applaudissements à la fin de Parsifal, Wagner, souhaitait détacher le théâtre lyrique de sa fonction de divertissement, dans laquelle il est naturel de marquer son contentement en applaudissant (relation d'échange quasi économique), pour en faire un lieu de communion, sublime, silencieuse.
Classement
Spécialité : Technique et créateurs techniques
- France
- Italie
- Antiquité romaine
- 18ème siècle