KATEB Mustapha

Souk-Ahras, 1920 - Marseille, 1989

Acteur et metteur en scène algérien qui a occupé une place de premier rang dans l'histoire du théâtre de son pays depuis les années quarante.

Attiré dès l'adolescence par les planches, il tient de nombreux rôles importants et manifeste plutôt un tempérament de tragédien. Il est doué d'une présence certaine. Régisseur du théâtre arabe de l'Opéra d'Alger, il collabore avec Bachetarzi puis fonde en 1946 la Troupe du théâtre algérien qui ne disparaîtra qu'après qu'il a rejoint en 1957 le FLN (Front de Libération Nationale). Il intervient souvent dans la vie culturelle de l'époque, exhorte (déjà) les intellectuels à écrire pour le théâtre. À partir de 1958, il dirige la troupe du FLN à Tunis. Directeur du Théâtre national algérien à l'indépendance, il l'organise avec Boudia ; il crée avec lui, en 1964, l'Institut national d'art dramatique (INAD). En 1972, il se retire, opposé à la décentralisation qu'il estime prématurée, convaincu de l'importance fondamentale de la formation. De 1974 à 1981, il communique sa passion de la scène au milieu étudiant. À la fin des années quatre-vingt, il revient à la tête du Théâtre national algérien. Il a notamment mis en scène : La vie est un songe, Dom Juan (1963), Anbaça, d'après R. Houhou, El Khalidoun (les Éternels, 1966) d'A. Rais, le Cadavre encerclé (1968) et l'Homme aux sandales de caoutchouc (1972) de Kateb Yacine, Rouge l'aube (1969) d'A. Djebar, El Bouaboun (les Concierges, 1970) et Djeha Ba' Hmarou (Djeha a vendu son âne, 1983). Certains le considèrent meilleur comme acteur que comme metteur en scène.

Rédacteur(s)
Édition Bordas 2008

Classement

Spécialité : Maghreb et Moyen-Orient

Zone(s) géographique(s) :
  • Algérie
Période(s) :
  • 20ème siècle
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Date 1ère mise en ligne
Dernière modification
15/06/2026