GALICH Manuel
Auteur dramatique, metteur en scène, historien, journaliste et essayiste guatémaltèque.
Il vécut très longtemps en exil pour des raisons politiques.
Il est ministre et ambassadeur en Argentine durant les gouvernements de Juan José Arévalo et de Jacobo Arbenz. À Buenos Aires (1952-1962) il prend contact avec le Teatro del Pueblo de Leónidas Barletta et il est un spectateur attentif du riche théâtre du Río de la Plata. En 1962 il part vivre à Cuba, où il restera jusqu'à sa mort. Il y est sous-directeur de la Casa de las Américas et directeur de la revue théâtrale Conjunto.
Entre 1938 et 1943 il avait, au Guatemala, dirigé sa propre compagnie, qui créa ses premières pièces à caractère satirique, sous forme de saynètes : El Retorno (Le Retour, 1938), Papa Natas (1938) et M'hijo el bachiller (Mon fils le bachelier, 1939), inspiré du théâtre de Florencio Florencio Sánchez. Il s'était également inspiré du Popol Vuh – la cosmogonie maya-quiché – pour écrire El Señor Gukup Kakix (Monsieur Gukup Kakix, 1939). Mais les plus connues de ses œuvres sont surtout ses pièces « engagées » : El Tren amarillo (Le Train jaune, 1954), dénonciation des abus commis par la compagnie United Fruit ; El Pescado indigesto (Le Poisson indigeste, 1961), dénonciation des intérêts mercantiles ; Pascual Abah (publié en 1968), qui traite de la participation de l'Indien à la guerre révolutionnaire, avec utilisation de mythes et symboles. Galich représente une figure de premier plan en Amérique centrale et dans les Caraïbes.